- Vous venez d'annoncer un changement de stratégie commerciale
important qui passe par une baisse des prix des entrées de l'ordre de 20%. La situation financière de Disneyland Paris est-elle à ce point critique?
P.B. Je ne dirais certainement pas les choses comme cela. C'est justement parce que nous allons mieux, que la fréquentation du parc repart que nous pouvons baisser nos prix et mener une stratégie commerciale pour le plus plus grand nombre. Depuis l'ouverture du parc, nous appliquons une stratégie générale avec des tarifs fixes relativement élevés et une série de promotions pour différentes catégories: les écoles, les comités d'entreprise, le troisième âge, les tours opérateurs. Aujourd'hui, les choses sont différentes: nos coûts sont beaucoup moins élevés et nous pouvons donc nous permettre de pratiquer une politique de prix justes.
Pourquoi avoir attendu si longtemps pour baisser les tarifs?
Si nous l'avions fait il y a six mois, en pleine baisse de fréquentation, cela n'aurait servi à rien. Moins de clients, moins cher, on aurait perdu encore plus d'argent. Il faut dire qu'en 1993-94 (sur un excercice clos le 30 septembre), nous avons perdu 1 million de visiteurs par rapport à l'an dernier: 9 millions au lieu de 10. Une dégringolade qui correspond très exactement aux menaces de fermeture du parc intervenues avant la mise en place du plan de restructuration financier. Depuis, nous sommes en nette progression par rapport au dernier trimestre de l'an dernier.
Avec des pri



