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La CFDT souhaite que «le CNPF joue un rôle d'impulsion»

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Publié le 15/12/1994 à 23h37

AU LENDEMAIN de l'élection de Jean Gandois à la présidence du CNPF,

Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, a souhaité que l'organisation patronale «donne un nouvel élan à la négociation sociale». Dans un entretien au quotidien économique les Echos, publié hier, Nicole Notat estime d'autre part qu'«un CNPF fort, qui assume toute capacité de proposition et d'engagement, serait sans doute de nature à faire bouger le paysage des relations sociales». «Ce que nous demandons à Jean Gandois, ajoute-t-elle, c'est de clarifier ses intentions, et de s'engager à ce que le CNPF joue réellement un rôle d'impulsion».

Le secrétaire général de Force ouvrière, Marc Blondel, qui souhaite rencontrer le nouveau président du CNPF, a estimé hier que les propos de ce dernier sur les salaires «entrouvrent la porte», mais que le patronat doit «affiner ses positions» sur la protection sociale. Jean Gandois avait déclaré mardi qu'il était «parfois difficile de dire aux salariés qu'il n'y aurait aucune augmentation de salaire, parce que ça fait plusieurs années qu'ils se serrent la ceinture et qu'ils ne voient pas tellement d'effets sur l'emploi».

La CFTC a, elle aussi, demandé un rendez-vous à Jean Gandois, dans une lettre adressée juste après son élection. Alain Deleu, président de la confédération chrétienne, lui «propose une rencontre dans un délai assez rapproché afin d'examiner ensemble les responsabilités qu'exercent les partenaires sociaux dans une situation de chômage massif et de mutation